Pour faire régner la discipline et la rigueur sur le lieu de travail, il convient de punir certaines fautes. L’insubordination, le retard et l’absence sont autant de fautes professionnelles. À cet effet, avant de manquer des heures de travail, l’employé ou salarié doit nécessairement prévenir sa hiérarchie. Car, la sanction qui correspond à cette situation est l’avertissement. Cependant, le gérant de l’entreprise doit tenir compte de certains aspects avant d’avertir son salarié. Zoom sur la sanction qui correspond à l’employé absentéiste.

Lorsque le salarié ne présente aucun motif d’absence

L’avertissement est la sanction qui convient aux employés qui manquent les heures de travail. Toutefois, des cas particuliers d’absence sont souvent observés. Quand l’absence n’est pas justifiée, l’employeur doit suivre les procédures du code de travail avant de punir. Le Code du travail renseigne très bien sûr la conduite à tenir vis-à-vis d’une absence sans justificatif.

À cet effet, lorsque le salarié ne vient pas à son poste de travail pendant 24 heures, c’est non alarmant. Même sans motif d’absence, le gérant peut ne pas s’inquiéter de ce fait. Mais lorsque le délai d’absence atteint 48 heures, il faut agir. Passez deux jours sans nouvelles ni raisons d’absence d’un employé, le gérant doit prendre des mesures disciplinaires. Il n’est pas encore question de sanction à infliger, mais de renseignement à avoir. L’employeur se doit d’adresser une correspondance à son salarié absent. Ce courrier vise à connaitre les raisons pour lesquelles il n’est pas présent au poste de travail. L’employeur demande par la même occasion que ce dernier reprenne le travail. Dans le même courrier, il réclame un avis de réception, une réponse claire à la lettre. Ce type de courrier est appelé lettre de mise en demeure.

Il faut patienter au moins 96 heures avant d’intervenir par une sanction. En l’absence d’une réponse de la part du salarié absentéiste dans ce délai, l’employer peut blâmer ce dernier. Il est désormais en mesure d’adresser un avertissement au salarié. Car, quatre jours durant, l’employé n’est pas venu au poste de travail, et n’a pas signalé les raisons de son absence. Néanmoins, l’avertissement n’est pas synonyme de renvoi. Il n’aboutit pas non plus à un licenciement.

Lorsque le silence du salarié perdure et les avertissements se multiplient

La lettre d’avertissement intervient après quatre jours d’absente non justifiée et de silence du salarié. Cependant, ce dernier peut encore reprendre le travail après que le délai de 96 heures soit passé. Aucun licenciement ou renvoi ne peut être envisagé, sinon une retenue sur salaire. Cette retenue entraine une défalcation des heures de travail, sur le salaire à percevoir. C’est également une sanction disciplinaire adéquate.

Toutefois, lorsque les absences sans ou avec motif se multiplient, le gérant peut entreprendre un licenciement. Il correspond à la rupture du contrat de travail décidé par l’employeur. Ce dernier doit s’assurer d’avoir toutes les preuves d’arrêt de travail injustifié en sa possession. Il s’agit surtout des multiples lettres d’avertissement adressées à l’employé. Le licenciement ne peut être effectif et justifié qu’avec des preuves de sanction.